Le grand symbole Mahamudra et le sens duel de matière, espace et temps

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le grand symbole Mahamudra et le sens duel de matière, espace et temps

Message  patanjali le Dim 2 Sep 2012 - 6:17

Ma recherche de l'unité a commencé lorsque je me suis demandé comment l'ensemble des organes pouvait fonctionner comme un tout individuel indissociable.
Je me suis intéressé alors à de nouvelles théories scientifiques telles que la théorie de l'information (Atlan), la théorie des chaos et des structures dissipatives (Prigogine), la théorie des systèmes (von Bertalanffy) et la théorie fractale (Mandelbrodt). J'ai lu les livres de Lupasco, de Nicolescu et "Les trois yeux de la connaissance" de Ken Wilber.
Mais j'étudiais en même temps les cosmologies orientales, le yi king et les théories des éléments, les fondements des médecines traditionnelles de l'Inde, de la Chine et du Tibet dont l'efficacité est remarquable. C'est alors, en 1986, qu'à la lecture de "Yoga tibétain et les doctrines secrètes" de Evans-Wentz, je suis tombé sur un texte qui m'a révélé que matière, espace et temps ont un sens et ne sont pas que des paramètres quantitatifs et que ce sens se présente par paires d'idées contraires.
La citation suivante fait partie d'un texte tibétain expliquant la pratique du Mahamudra qui signifie "Grand Symbole" et qui est une pratique  particulière à la lignée kagyüpa du bouddhisme tibétain: le  vajrayana qui signifie "voie de diamant".

La troisième Pratique, la Méditation sur le yoga de l’Incréé a trois divisions:


  • l’analyse du point de vue des trois temps (Passé, Présent, Futur);
  • l’analyse du point de vue de la Substance et la Non-Substance (ou de la matière et de la non-matière);
  • l’analyse du point de vue de l’Unité et de la Pluralité (ou de l’un et du multiple).

La méditation bouddhiste consiste à réaliser que les idées que nous nous faisons de la matière de l'espace et du temps ne sont "ni ceci ni cela" (neti neti selon une pratique hindouiste), elles sont sans fondement:
Le passé n'existe plus, le futur n'existe pas encore et le présent  n'est que la limite sans dimension entre les deux. De même, le tout n'existe pas sans les parties et les parties ne représentent rien sans le tout. La substance n'existe pas en soi puisqu'elle provient de la non substance et la non-substance ne peut être décrite que par rapport à la substance (On dirait aujourd'hui que la matière est une forme d'énergie et que l'énergie est définie par le mouvement de la matière).

Mais ma conclusion personnelle n'était  pas la négation de la réalité mais la réalisation que chacune des trois dualités a son origine dans un même tiers inclus, origine universelle de tous les couples de contraires: le grand symbole du non-manifesté.

Ceci n'a rien de scientifique, ce n'est que du bon sens. Pour le comprendre, il faut se débarrasser des  idées reçues par l'éducation  et imaginer  ce que sont les premières expériences du nouveau-né qui gigote et qui cherche à toucher son hochet.
Le bébé expérimente la force avant de connaître la masse ou le poids, il évalue la fréquence au rythme de ses gesticulations avant de mesurer le temps des périodes, et il perçoit des ensembles, des formes continues avant de distinguer des parties composantes.
Il faut remarquer que les unités de mesure sont elles-mêmes définies par les antagonistes mais en rapports inverses.
pour les mathématiciens:
La constance en période (seconde) est l'inverse de la variabilité en fréquence (Hertz).
La grandeur de l'ensemble est mesurée au nombre des fractions virtuelles (mètres) que sont les unités de mesure de longueur, surface, volume.
La force (newton) est l'inverse de l'inertie (kg) en référence à l'unité d'accélération.
Il faut remarquer que les perceptions et réactions physiologiques correspondent à une échelle logarithmique des mesures "réelles". C'est pourquoi nous raisonnons par antagonismes +/-  et non pas en rapports inverses nombre/fraction.
Dans une première approche, suivant ma lecture de Lupasco, je considérai le tiers inclus comme une fonction, je voyais l'unité de l'être vivant dans l'intégration de trois fonctions primordiales que j'ai nommées:

  • Homéostasie, fonction du métabolisme régissant l'échange matière-énergie;
  • Hétérostasie, fonction du système nerveux et des méridiens d'acupuncture,  organisant la forme corporelle et ses mouvements.
  • Téléostasie, fonction d'évolution génétique et immunitaire adaptant les réactions à venir aux expériences du passé.


Les termes hétérostasie et téléostasie sont des néologismes que j'ai créés. A la suite d'un article dans la revue effervescience ils ont été repris dans certains cercles de naturopathie. Des explications détaillées à ce sujet sont données dans mon chapitre en ligne: "Les trois fonctions primordiales des systèmes vivants" en ligne (lien).

Dans une seconde approche, je reconnus l'analogie entre le sens des éléments traditionnels et le sens des 6 thèmes qui par  paires antagonistes forment les 3 fonctions. Je les ai appelés thèmes épistémologiques parce qu'ils sont le fondement de toute connaissance non seulement de la connaissance quantitative mais aussi, par analogies, de la perception qualitative.
Les conclusions de cette étude seront présentées dans un autre sujet. Elles aboutissent à un modèle qui représente les trois fonctions ou antagonismes comme axes orthogonaux d'un octaèdre régulier: la forme du cristal de carbone, le diamant appelé vajra, le grand symbole Mahamudra.
avatar
patanjali
Admin

Messages : 762
Date d'inscription : 20/08/2012
Age : 81

http://sys.theme.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum