Le cerveau d'Albert Einstein

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Le cerveau d'Albert Einstein

Message  patanjali le Ven 30 Sep 2016 - 22:17

Pour le simple quidam, par réflexe, les mots "Einstein" et "relativité" sont automatiquement synonymes de courbure de l’espace-temps intelligible seulement par les mathématiciens. Comment a-t-il pu imaginer des représentations aussi éloignées des évidences de la perception et du bon sens ?

Les articles cités suivants jettent sur la vie et l’esprit d’Einstein une lumière différente des clichés communément admis.

La vie privée des géants du siècle : N°1 - Einstein Un génie d'une sagesse toute relative – L'EXPRESS
Un article qui, si ça vous intéresse, révèle surtout la vie mondaine dissolue et l’instabilité affective d’Einstein, (car Einstein aimait les femmes et les femmes raffolaient de lui.) mais qui démasque l’aspect obscur de son caractère qu’on a voulu nous cacher.
Car, côté culte, Einstein, c'est de l'idolâtrie! Des centaines de biographes ont ciselé le personnage, archétype du génie-excentrique-pacifiste-engagé-bienfaiteur-de-l'humanité. Le savant pur beurre. Impec. La tête dans l'espace-temps, l'âme au service des grandes causes. Et le coeur, et le corps? Silence radio. Les gardiens du temple, sa fidèle secrétaire, Hélène Dukas, et son exécuteur testamentaire, Otto Nathan, ont exercé la plus vigoureuse des censures sur toute tentative pour parler de l'homme au-delà de la légende. L'hagiographie, oui, la condition humaine, pas question, sauf pour montrer le saint laïque tirant la langue aux photographes ou se promenant pieds nus dans des sandales. Pas vraiment compromettant.
Mais ce qui nous intéresse, c’est  son cerveau réputé génial.

Québec Science - L'étrange destin du cerveau d'Einstein
Cet article raconte le destin posthume abracadabrantesque du cerveau d’Einstein dont je cite les passages essentiels :
Dix-huit avril 1955. Les neurones d’Albert Einstein s’éteignent pour de bon à l’hôpital de Princeton, au New Jersey. Mais ils n’auront pas pour autant droit au repos. Après avoir scié sa cage thoracique, palpé ses viscères et trouvé près de trois litres de sang dans sa cavité péritonéale, le pathologiste Thomas Harvey confirme que le plus grand génie du XXe siècle a été victime d’une rupture d’anévrisme de l’aorte abdominale. Seul devant le cadavre, il prend alors une décision qui va changer le cours de son existence: raser la tignasse rebelle du physicien, le dépouiller de son cuir chevelu et, dans le silence de la morgue, ouvrir la boîte crânienne pour prélever la précieuse matière grise… 
...
Tout porte à croire que, après avoir été mis à la porte de l’hôpital de Princeton, Thomas Harvey a pris soin d’emporter le cerveau d’Einstein… dans sa valise.

Steven Levy frappe à la porte de son bureau en 1978. Ce jeune journaliste traque Thomas Harvey depuis plusieurs mois et a finalement réussi à le retracer, à Wichita au Kansas. “Il a pris une boîte où était écrit Costa Cider dont il a tiré deux bocaux de verre remplis de formol, dans lesquels flottaient des dizaines de petits cubes”, se souvient Levy, aujourd’hui rédacteur en chef du magazine Newsweek. L’éminente matière grise en suspension dans des pots Mason! Quelques semaines après le prélèvement, Thomas Harvey avait en effet découpé le cerveau en quelque 240 morceaux… 
Sollicité de toutes parts après la publication de l’article de Steven Levy dans le New Jersey Monthly, Thomas Harvey envoie des tranches et des cubes du cerveau à des chercheurs aux quatre coins de la planète. 

Après avoir scruté sillons et circonvolutions, et sondé les défunts neurones dans leurs moindres ramifications, la majorité des scientifiques ne publient pas le fruit de leurs recherches. Pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont rien trouvé d’intéressant!
...
C’est la neuropsychologue Sandra Witelson, au G. DeGroote School of Medicine de l’université McMaster, à Hamilton, qui signe en 1999 dans la prestigieuse revue médicale The Lancet l’article qui fait le plus jaser: “L’exceptionnel cerveau d’Einstein”. Exceptionnel, car sa morphologie pourrait lui avoir donné un avantage par rapport au commun des mortels, explique-t-elle avec enthousiasme: “Ses lobes pariétaux sont plus gros, à cause de la configuration particulière de la scissure de Sylvius, qui conflue avec le sillon postcentral.” Traduction: chez Einstein, la superficie d’une région du cerveau qui joue un rôle capital dans l’intégration visuo-spatiale et l’idéation mathématique était plus importante, puisque la longue crevasse qui la délimite normalement prenait un tournant inattendu (se fondant dans une anfractuosité habituellement bien distincte).
On peut tout de même retenir que la configuration cérébrale comportait une anomalie, indice en faveur d’une perturbation de "l’intégration visuo-spatiale". Nous nous intéressons donc aux fonctions cérébrales d’Einstein de son vivant :

Psychobiographie - Le retard d’Albert Einstein au service de la relativité du temps
Certains traits du comportement d’Albert Einstein laissent à penser qu’il ait pu être un enfant autiste et, particulièrement, l’étonnement qui marque l’expression de son visage, ses cheveux en bataille, ses tenues vestimentaires négligées, son air un peu loufoque, toujours en contradiction avec la société bienséante et politiquement correcte ; d’autres traits sont plus pertinents : absence de langage jusqu’à l’âge de trois ans, réactions violentes d’opposition envers sa sœur ou d’autres personnes, enfermement sur lui-même et refus de communiquer avec les enfants de son âge…

Albert Einstein : Célèbre et dyslexique
Certains auteurs d'étude sur Albert Einstein le considèrent dyslexique, alors que d'autres prétendent qu'il ne l'était pas au sens le plus strict du terme. Ce qui est certain, c'est qu'Albert Einstein présentait différentes difficultés avec les mots souvent accompagnées par des talents spéciaux de l'hémisphère droit. …
Ce qui est certain, c'est qu'il présentait un mélange de faiblesses dans certains domaines et de grandes forces dans d'autres. Albert Einstein lui-même reconnaissait une faible mémoire, et principalement pour les mots et les textes.

En auriculothérapie, une discipline que j’ai pratiquée pendant plus de deux décennies, on diagnostique et traite un trouble fonctionnel appelé "instabilité de latéralité", qu’on peut traduire par "dysperception spatio-temporelle" et qu’on peut guérir facilement chez l’enfant en âge préscolaire et scolaire par des procédés d’acupuncture au laser. Les symptômes  en sont typiquement ceux d’Einstein : retard du langage, dyslexie, mauvais sens de l’orientation et par conséquence troubles du comportement. Ils sont dus à la difficulté de distinguer les côtés gauche et droit et par conséquent à se représenter l’espace. Ces personnes ont de la peine à percevoir l’ordre de succession des sons du langage et des lettres de l’écriture. Ils sont sujets au bégaiement et à la dyslexie.
Cette affection est ignorée de la médecine conventionnelle et confondue parfois avec l’autisme. C’est pourquoi l’académie allemande d’auriculomédecine et d'acupuncture avait organisé à Munich un séminaire principalement destiné aux pédiatres, auquel j’ai eu pu assister. Par la suite j’ai eu l’occasion de traiter avec succès quelques cas de dyslexie et troubles du langage, évitant aux enfants et à leurs parents de longs et inutiles traitements logopédiques et pédopsychiatriques.

Si Einstein avait bénéficié d’un traitement d’auriculothérapie dans l’enfance, il nous aurait peut-être épargné sa relativité qui postule des distorsions de l’espace et du temps.
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