Du virtualisme subjectif au mondialisme postmoderne.

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Du virtualisme subjectif au mondialisme postmoderne.

Message  patanjali le Lun 20 Mar 2017 - 8:57

Généralisation abusive de la logique d’Aristote
Dans mon essai, "Retour au bon sens" j’ai relaté l’évolution  de la pensée occidentale. Son déclin vers le matérialisme a été initié par  l’éviction dans l’Eglise catholique romaine de la sagesse platonicienne grecque, fondement de la trinité chrétienne, et son remplacement par le savoir empirique et sa logique de contradiction exclue d’Aristote  (Thomas d’Aquin). La dégénérescence fut achevée par des interprétations réductionnistes et dualistes, conformes à la logique aristotélicienne, de la pensée de Descartes.

Méconnaissance de la trilogie des principes existentiels de Descartes
Conformément à la trilogie néoplatonicienne des hypostases (spirituelle, mentale, physique), la métaphysique de Descartes était fondée sur trois principes : la réalité étendue (res extensa), extérieure et mesurable, la réalité pensée, intérieure (res cogitans : "je pense") et le principe divin existentiel ("donc je suis").

Sous l’influence de la logique aristotélicienne héritée de la scolastique, exigeant des vérités absolues et exclusives, les scientifiques ont cherché la connaissance seulement dans la réalité mesurable et les mathématiques suivant la méthode réductionniste et analytique de Descartes.

Les philosophes au contraire ont réduit leur monde au cogito, cherchant l’origine de la connaissance et même du réel dans la  pensée subjective du Moi. Depuis Kant, en passant par l’idéalisme allemand jusqu’à Husserl, la philosophie moderne fut conçue selon la méthode analytique (structuralisme ou phénoménologie). Influencée par le virtuel mathématique, la relativité et l’informatique, la pensée postmoderne n’est plus fondée sur des principes ou valeurs mais sur des relations et l’intersubjectivité.

Dérives des philosophes français postmoderne
S’éloignant de la tradition française et de la véritable pensée de Descartes, empruntant les idées des  penseurs allemands en les radicalisant, les philosophes français postmodernes influencés par le mouvement de mai 68, se sont égarés dans la « déconstruction », un nihilisme anarchique qui ne reconnaît plus que l’égo, attribuant le réel à ses intentions ou  désirs. Dans le même sens de l’intersubjectivité, faisant du consensus social un critère de connaissance, la théorie du désir mimétique ou « mimesis » de René Girard suppose que tout désir serait l'imitation du désir d'un autre. Ces théories, confortant les dérégulations et  l’homogénéisation mondialiste voulues par une élite financière, valurent aux "french theorists" des chaires dans les universités américaines et la renommée.

La fin du virtualisme postmoderne ?
En opposition à ces dérives postmodernes, l’essayiste Yannick Jaffré dénonce la « Misère de la déconstruction : Deleuze, Foucault, Derrida, « french theorists » au service du nihilo-mondialisme américain ». Il constate l’échec et la fin de la déconstruction et de son pendant politique, l’empire mondialiste et prévoit donc un retour au bon sens.

(suivra un autre sujet sur les principes et valeurs en psychologie)
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