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Principes épistémologiques

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Message  patanjali Dim 11 Mai 2014 - 12:03

La systémique, interprétation dynamique de l'univers.
Le matérialisme scientifique est empirique et pratique. Il cherche à connaître l'univers par l'observation et par la différenciation de sa composition matérielle[ selon la méthode analytique ou réductionniste.
La systémique est théorique et abstraite. Elle cherche à  comprendre l'univers par l'interprétation et l'intégration des relations dynamiques qui constituent l'organisation globale.
Il ne s'agit pas de renier les acquis de la méthode empirique  et de passer d'un extrémisme matérialiste à un extrémisme idéaliste mais de réaliser la complémentarité entre observation et interprétation, entre différentiation et intégration, entre composition matérielle et organisation dynamique.
C'est pourquoi il importe avant tout de compléter le principe d'identité et de contradiction exclue aristotélicien, valables pour l'observation, par le principe de complémentarité des contraires ou de coïncidence des opposés applicables au fonctionnement global.
Connaître n'est pas comprendre. Pour comprendre l'univers et la vie, il ne suffit pas d'en connaître ses parties, il faut encore comprendre leurs relations constituant l'ensemble, selon les conditions ou principes universels de l'auto-organisation.

Nouvelles prropositions ontologiques et épistémologiques.
Ce ne sont pas les philosophes, qui indiquent la voie vers un nouveau paradigme; Leur esprit érudit est trop occupé avec l'histoire et la littérature du passé. Ce sont surtout des physiciens qui soulèvent la question de l'interprétation, des physiciens qui s'occupent aussi d'épistémologie et d'histoire de la physique.

Gerald Holton [1], par son étude de l'imagination scientifique ( voir chapitre VII), a découvert un petit nombre de thèmes symboliques orientant l'imagination des chercheurs avant toute formulation rationnelle d'une théorie. Il a constaté aussi les rapports dialectiques et trialectiques de ses "themata". En tant qu'historien scientifique il ne s'est pas aventuré à des conclusions métaphysiques. Pourtant l'image-devinette en couverture de son livre révèle  l'idée que l'auteur se fait de l'unité. En effet, elle symbolise une double trialectique d'anges blancs et de démons gris unis dans un cercle, de manière analogue aux trois synergies opposées aux trois antagonisme dans notre modèle d'intégration fonctionnelle.
Principes épistémologiques Holton10

Vladimir Rogozhin [2], un autre philosophe des sciences ose par contre une synthèse sur le plan épistémologique qui rappelle les  hypostases néoplatoniciennes et les trois niveaux de la réalité et de la connaissance. Il retrace l'évolution de la physique et des mathématiques depuis leur origine grecque ancienne jusqu'à l'époque contemporaine, dans un article intitulé "Du paradigme de la partie vers le paradigme du tout… La structure générative absolue". Il propose en conclusion une trinité de "superprincipes" appelés  eidos (signifiant "image" en grec ancien, selon les"formes" de Platon). Ceux-ci génèrent une trinité de superaxiomes logiques qui sont, en résumé:
• l'idée d'espace absolu, pure potentialité, représenté par des rapports linéaires, euclidiens, newtoniens cartésiens,
• l'idée d'espace-vortex, pure actualité représentée par la sphère comme particule élémentaire  ou "atome discret",
• l'idée d'espace-onde, espace du devenir, pure formation, représenté par le cylindre comme "guide d'onde" ou corde.
Il conclut que la physique a besoin d'un fondement ontologique (proto-eidos: soit une proto- ou méta-physique), que la géométrie est le langage de la nature, que l'idée de champ est centrale et que la théorie de tout ("theory of everything") ne peut être représentée que sous forme de vecteur.
Basarab Nicolescu [3] insiste dans Nous, la particule et le monde  sur une logique trialectique, un principe ternaire sous-jacent à toutes les théories explicites de la physique et de la cosmologies. Comme le tire le suggère, il considère l'homme et la biologie comme le tiers inclus entre le macrocosme et le microcosme. Il se réfère en cela à la logique de Stéphane Lupasco [4], et il propose une science transdisciplinaire fondée sur trois postulats méthodologiques: la logique du tiers inclus de Lupasco, l'existence de niveaux de la réalité et de la perception, et la complexité.

Jean-Jack Micalef [5], historien des sciences et épistémologue de la physique, présente sur son site une étude critique de la physique contemporaine et des conceptions et principes nouveaux.
Il affirme le rôle prioritaire la mécanique avant sa formulation mathématique et pose comme principes premiers l'espace en tant que prématière, et le mouvement sous ses différentes formes. Il relève que la vitesse de la lumière dans l'espace nécessite une prématière qui  concilie une  "rigidité et élasticité qui n’a pas d’équivalent pour la matière".
Il distingue l'évolution de la prématière vers "trois états de la substance de l'espace", l'état d'onde (ou photon), l'état de lumière ( train de photons) et la matière permanente.
Sur la base de ces principes épistémologiques , son site présente une critique des théories contemporaines et propose des solutions nouvelles en physique élémentaire et en cosmologie.

L'auto-organisation des systèmes complexes
L'évolution des systèmes complexes, aussi appelés systèmes chaotiques, a été étudiée par Henri Atlan [6] dans la théorie de l'information et  par René Thom en mathématique; Benoit Mandelbrodt [7] l'a modélisée dans la théorie fractale
Ilya Prigogine [8] a révélé les conditions de l'évolution par auto-organisation des systèmes naturels qui sont ouverts sur l'environnement (chapitre VI). Il a démontré sur la base de la thermodynamique que la cause et l'effet ne sont pas équivalents et que le temps n'est donc pas réversible. Il a en même temps démontré que c'est l'ensemble qui organise le comportement des parties.  Finalement et surtout, il a indiqué la raison de l'indétermination et de la corrélation qui conduit à des structures nouvelles et imprédictibles. Il a rappelé les équations non intégrables et le problème des trois corps de Poincaré, dont la cause physique se situe dans les résonances ou interférences d'oscillateurs multiples.
Mais, comme Prigogine l'a écrit dans "La fin des certitudes": ce n'est que le début d'une nouvelle aventure, une aventure qui s'éloigne du matérialisme déterministe et qui retrouve les découvertes et conceptions fondatrices oubliées ou négligées de la mécanique ondulatoire et de l'électromagnétisme.
Cependant la "communauté scientifique" a jusqu'à présent occulté sa découverte, bien qu'elle fût récompensée par un prix Nobel, sans doute parce que ses conséquences invalident aussi bien la théorie reconnue de l'évolution biologique que le déterminisme mathématique.

La mécanique ondulatoire.
Louis de Broglie est à l'origine de la mécanique ondulatoire En associant une onde à chaque particule, il ne considérait plus la particule comme une matière statique mais comme un dynamisme oscillateur un champ quantique.
Par l'équivalence de l'énergie de la relation d'Einstein avec celle de Planck
E = mc2 = hf , L. de Brogle obtient la formule simple  λ = h/p
où λ est la longueur d'onde, h la constante de Planck et où p = mv est la quantité de mouvement (aussi appelée moment ou pulsion).
Il est remarquable que dans cette expression fondamentale de la mécanique ondulatoire, le fétiche "masse" (m) disparaît avec sa vitesse v, remplacés par la variable unique p signifiant "quantité de mouvement".
La thèse de de Broglie, l'onde pilote associée à la particule était sans doute incomplète et a été rejetée.

Erwin Schrödinger remplaça les niveaux d'énergie des électrons par des configurations ondulatoires et publia sa fameuse équation d'onde. Mais celle-ci fut bornée à un calcul de positions ou d'énergies de particules à la suite de Max Born, donnant naissance au modèle standard des particules de la mécanique quantique.

David Bohm, récupéra  et compléta l'idée de de Broglie dans le cadre de la fonction d'onde. Il concevait l'univers comme une hiérarchie de champs "impliés" qu'il appelait "holomouvement". Mais la "théorie de Broglie-Bohm" ne fut pas reconnue non plus sous prétexte de "métaphysique" et de "variables cachées".

Depuis le début du XXIème siècle, de nouvelles théories de mécanique ondulatoire, proches des hypothèses de Louis de Broglie, ont apparu sur internet.

Sources

[1] - G. Holton, The scientific imagination. Harvard,
article: On the Role of Themata in Scientific Thought
http://www.compilerpress.ca/Competitiveness/Anno/Anno%20Holton%20Themata.htm"
[2] - Vladimir I. Rogozhin, article du site "The General Science Journal"
- - http://gsjournal.net/Science-Journals/Research%20Papers-Philosophy/Download/4461
[3] - Basarab Nicolescu, La transdisciplinarité, Rocher, 1996
- - site CIRET: http://ciret-transdisciplinarity.org
[4]  - Stéphane Lupasco, L'énergie et la matière vivante. - Juillard, Paris 1974, réédité par Le Rocher, 1987.
 -   - Le principe d'antagonisme et la logique de l'énergie. - Le Rocher 1987.
[5] - Jean-Jack. Micalef, – site: Nouveaux principes de physique,
- - http://jean-jack.micalef.pagesperso-orange.fr
[6] - Henri ATLAN. - L'organisation biologique et la théorie de l'information. - Hermann,  Paris 1972.
[7]  - Benoit Mandelbrodt – Les objets fractals, Flammarion 1989
[8] - Iya Prigogine, – La fin des certitudes, Ed. Jacob, 1996
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